"Les pensées ne sont pas des faits, ce ne sont que des pensées , mêmes celles qui disent le contraire" Disait très justement Steven Hayes. 

En effet quand nous sommes aux prises avec nos pensées , les processus verbaux nous emmènent au-delà de l'ici et maintenant. C'est ce que l'on peut appeler la "fusion cognitive" ou la fusion avec nos pensées. Si ce processus était volontaire et intentionnel nous pourrions choisir quand nous désirons fusionner ou non avec nos pensées. Malheureusement, ce processus est automatique et indiscernable tant que nous ne travaillons pas dessus. 

Il faut cependant rester prudent, la défusion n'est pas une finalité en soi, elle est une compétence très utile à certains moments. Elle permet de prendre de la distance et de nuancer nos expériences intérieures telles que nos pensées, nos émotions, nos sentiments. 

Comment ? 

"Prêter attention d'une manière particulière : intentionnellement, dans le moment présent et sans jugement" John Kabat Zinn. 

L'exercice de la pleine conscience est un outil permettant d'augmenter cette distanciation vis à vis de notre monde intérieur. La pleine conscience permet d'agir dans l'instant, d'avoir une attention soutenue sur le moment présent. 

L'attention humaine est constamment accaparée par des ruminations ou des inquiétudes qui l'empêchent de prendre note de ce qui se passe dans son environnement direct et actuel. Ces "bavardages incessants de l'esprit" ( André C., Méditer jour après jour : 25 leçons pour vivre en pleine conscience) nous emêchent d'être présent à nous-même, l'entraînement à la pleine conscience, ce que j'appelle ici la "mise en pause" permet en ce sens une défusion cognitive, l'observation de nos pensées et leur acceptation, sans jugement. 


Réalisation & référencement Création de site web de psychologue   |   Ce site a été créé grâce à Psychologue.fr

Connexion